Biomonitoring spécifique autour des broyeurs à métaux

Vignette
Adobe Stock
À l'issue d'une rencontre entre la Ministre régionale de l'Environnement, le département de la Police et des Contrôles du SPW et les autorités communales concernées, une série de mesures ont été décidées afin de renforcer le contrôle au niveau du secteur des broyeurs à métaux.

Il existe sept entreprises actives dans le broyage de métaux en Wallonie. Elles sont situées sur les communes d'Aubange, de Châtelet, de Courcelles, d'Engis, de Marchienne-au-Pont, de Mons (Obourg) et de Namur (Beez).

Elles sont soumises au permis d'environnement et sont donc tenues de respecter des normes d'émission. Les permis d'environnement des différents broyeurs ont, à cet égard, été revus en 2018 (avec une période transitoire de 2 ans) pour fixer des valeurs limite d'émission plus ambitieuses.

La rencontre qui s'est tenue début 2021 entre les autorités régionales et les communes concernées a été l'occasion de faire le point sur la surveillance des broyeurs en cours depuis des années par l'administration wallonne et également sur les contrôles en cours destinés à vérifier que les normes des permis revus sont bien respectées.

Trois mesures ont ainsi été décidées :

  1. Le lancement, en complément au biomonitoring wallon, d'un biomonitoring spécifique destiné à pouvoir donner une information transparente aux riverains des broyeurs de métaux sur leur taux de PCB par rapport aux valeurs de référence en Wallonie. Ce biomonitoring va permettre d'objectiver l'effet sur la santé des dispositifs mis en place pour limiter des polluants (voir ci-dessous).
  2. Le renforcement du contrôle de la qualité des cours d'eau en lien avec les rejets des broyeurs à métaux.
  3. La mise en place d'un appui aux communes pour vulgariser l'information scientifique et améliorer l'information des citoyens sur la nature du risque et sur les mesures de précaution à prendre. Une campagne d'information complète sera coordonnée par la Région.

Par ailleurs, il a été rappelé que le site SANISOL aide les citoyens et les communes, sur base de leurs analyses de sols, à trouver tous les conseils utiles pour pouvoir cultiver leurs fruits et légumes en toute sécurité.

Lancement du biomonitoring auprès des riverains fin 2021

C'est l'Institut Scientifique de Service public (ISSeP) qui est chargé d'organiser cette campagne de biosurveillance humaine auprès des riverains des 7 broyeurs à métaux wallons.

Un budget d'1 million € est prévu pour mener cette étude qui vise à déterminer les niveaux d'imprégnation des riverains à certains polluants, dont les PCB ainsi que les PFOS/PFOA et 8 métaux lourds. Un échantillon représentatif de 50 à 100 volontaires seront recrutés dès cette fin d'année sur chaque site pour prélever des échantillons de sang et d'urine :

  • Beez, Aubange, Engis, Marchienne-au-Pont : échantillon de 50 personnes
  • Chatelet, Courcelles et Obourg : échantillon de 100 personnes

Ce biomonitoring spécifique doit permettre aux communes et à la Région wallonne d'adapter si nécessaire les recommandations et les mesures prises pour limiter l'exposition des riverains aux polluants déjà identifiés lors des études précédentes.

Les résultats seront comparés aux valeurs de référence de la première campagne de biosurveillance wallonne lancée par l'ISSEP et dont les résultats ont été communiqués début octobre.
 

 

Retour aux actualités